Jusqu’où va le droit à l’information ?

23 06 2009

Le MDRGF (Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures) qui avait publié le 24 novembre 2008 une enquête (dont j’avais parlé sur ce blog) sur les résidus de pesticides contenus dans le raisin de table, se voit attaqué en justice par la Fédération Nationale des Producteurs de Raisin de Table (FNPRT) pour dénigrement de la production de raisin de table.

Pour beaucoup cette assignation représente une atteinte au droit à l’information. L’indemnisation demandée pour “préjudice” de 500 000 € ne vise qu’à empêcher l’association d’exercer son activité puisque bien entendu, elle n’a pas les moyens de payer une telle somme.

Sur le site MDRGF se trouvent toutes les informations concernant ce procès et également sur le moyen de les soutenir. Signez et faites signer l’Appel à soutien sur le site MDRGF . Cet appel a déjà reçu plus de 10 000 signatures en quelques jours !

Vous pouvez aussi signer la cyberaction sur la liberté d’expression à l’adresse :

http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=412





Touche pas à mon riz !

20 05 2009

main-basseBayer, le géant allemand de l’agrochimie, a développé un riz GM, tolérant à de fortes doses d’un herbicide toxique, le « glufosinate ». Cet herbicide est considéré si dangereux pour la santé humaine et l’environnement qu’il va être prochainement interdit en Europe.

Dans les semaines à venir l’Union européenne doit décider si ce riz GM sera autorisé en Europe, mis en vente dans nos supermarchés et ainsi se retrouver dans nos assiettes. Si l’Union européenne l’autorise, les agriculteurs aux Etats-Unis et dans d’autres parties du monde seront incités à le cultiver.

Les portes pour une contamination généralisée de notre alimentation seraient alors grandes ouvertes.

Signez maintenant l’appel contre le riz GM qui sera remis dans les semaines à venir à la Commissaire européenne à la santé Androulla Vassiliou !





Les apprentis écolos et la fraise

24 03 2009

Aprés mon petit coup de g….e sur les fraises d’hiver, j’en remet une couche avec Les apprentis Z’écolos. Découvrez l’impact écologique de la fraise hors saison avec la famille d’apprentis Z’écolos, dans la série animée la plus verte du monde.A diffuser le plus largement possible pour que les consommateurs prennent conscience.

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Semaine sans Pesticides

20 03 2009

semaine-sans-pesticidesAujourd’hui débute la Semaine pour les Alternatives aux Pesticides, un événement qui chaque année prend de l’ampleur et s’étend hors de nos frontières.
Du 20 au 30 mars, de multiples acteurs prouvent qu’on peut et qu’on doit se passer des pesticides.

76000 tonnes de pesticides rien pour la France, soit 1/3 de la consommation de l’UE, et des conséquences néfastes pour la santé et l’environnement…heureusement beaucoup d’alternatives pour se passer de ces produits toxiques !

Déjà près de 350 évènements rien qu’en France ! 13 autres pays se joignent à la France durant cet événement (Belgique, Cameroun, Tunisie etc.). Des centaines d’organisations différentes proposent des actions variées et destinées à des publics diverses.

Au programme : des conférences débats, des projections de film : « Pesticides, non merci », «BioAttitude sans Béatitude », « Nos enfants nous accuseront », «Herbe », « Homotoxicus», etc., des expositions, des spectacles , des visites de fermes et de jardins bio, des formations sur le jardinage, l’agriculture ou les espaces verts sans pesticides, de l’information ludique et instructive, des actions dans les écoles, collèges et lycées avec une information et la dégustation de produits bio.

Il se passe forcément quelque chose prés de chez vous !

Voir la vidéo





La fraise d’hiver nous envahit !

9 03 2009

Tous les vendredis à 19h00, Global Mag dresse le bilan de santé de notre planète.   Tous les vendredis à 19h00 sur ARTE, Global Mag dresse le bilan de santé de notre planète. C’est l’occasion de découvrir des reportages trés intéressants. Par exemple vendredi dernier, a été diffusé un sujet sur la fraise d’hiver, que l’on voit de plus en plus souvent sur les étales que ce soit au marché ou au supermarché.

imag0034C’est en Andalousie, que plus de 90% des fraises espagnoles est produite. La région d’Almeria est un ancien désert transformé on moins de 20 ans en la plus importante concentration de culture sous serres au monde. Elle est d’ailleurs baptisée  « la mer de plastique ». Cette culture intensive pompe  l’eau dans les nappes fréatiques (le plus souvent de manière illégale). Il faut aussi compter avec le carburant nécessaire au transport des fraises, et avec la sueur de ceux qui les récoltent, des saisonniers venus d’Europe de l’Est ou d’Afrique.  

J’ai été agréablement surprise de voir dans le reportage l”association « Ras la Fraise »  que je vous avais fait connaitre sur ce blog en avril dernier.  Depuis l’année dernière, Sandrine a récolté 27772 signatures !! Bravo !

Vous pouvez voir le reportage sur le site d’Arte jusqu’à vendredi prochain.

Pour en savoir plus sur l’impact des fraises en hiver et plus généralement de l’invasion des fraises espagnoles en France, je vous conseille ce documentaire, “El Ejido, la loi du profit“. El Ejido est un modèle jusqu’à la caricature du système d’exploitation industrielle des êtres humains et de la terre qu’impose la mondialisation. C’est l’histoire de la dégradation des conditions de vie, de l’environnement et des rapports humains.

http://www.dailymotion.com/video/x2a9bw_el-ejido-13

http://www.dailymotion.com/video/x2a9vy_el-ejido-23

http://www.dailymotion.com/video/x2aa50_el-ejido-33  





Alerte dans nos assiettes

16 02 2009

“Alerte dans nos assiettes” montre comment, en 30 ans, les Français, que l’on croyait attachés à la bonne chère et aux plaisirs de la table, se sont mis à mal se nourrir. Le film dénonce également les lobbies de l’agro-alimentaire qui sont en train de l’emporter en France, face aux enjeux de santé publique et contre l’intérêt général des consommateurs. Ces derniers sont plus que jamais menacés par les épidémies le diabète, l’obésité et autres maladies.

Durant 18 mois, le réalisateur s’est intéressé aux habitudes alimentaires actuelles des Français. Il en ressort que les bouleversements de nos modes de vie ont radicalement changé le contenu de nos assiettes.  En 40 ans, nous avons perdu l’habitude du contact et de l’utilisation des produits bruts et les produits transformés se sont imposés.   Néfastent pour la santé à long terme, ils sont trop riches en sucre, en sel et en gras. Cependant leur côté pratique passe avant tout.   En France, un adulte français sur deux est en surpoids et le pays compte huit millions d’obèses. Les scientifiques s’alarment. Mais tous les consommateurs ne sont pas logés à le même enseigne. Tout dépend du porte-monnaie, du niveau d’éducation, du temps passé à décrypter les compositions ou à préparer les repas.

Si vous n’avez pas pu voir ce reportage, diffusé en janvier sur Canal +, je vous invite à le visionner sur internet.

Voir la vidéo Alerte dans nos assiettes

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Votre chocolat, avec ou sans OGM ?

18 12 2008

pas-de-cadeaux-pour-les-ogmSi comme moi vous faites partie des 74% de personnes préférant consommer des produits ne contenant pas d’OGM, vous allez vous ruer sur le guide de Noël des produits avec ou sans OGM édité par Greenpeace et centré sur les produits symboliques des fêtes de fin d’année.

Vous serez alors probablement interloqués, déçus, attristés, énervés, voir choqués de voir que la liste rouge est longue comme un jour sans pain.

Le choc passé, il est bon de relire les caractéristiques de la liste rouge et de voir qu’elle correspond aux marques et enseignes qui n’ont pas répondu ou qui ne peuvent pas certifier que les produits animaux ou issus d’animaux, utilisés dans la fabrication de leurs produits, proviennent de bêtes nourries sans OGM. La grande majorité des produits, laitiers, volailles ou poissons d’élevage que nous consommons est en effet issue d’animaux nourris au soja OGM d’importation, sans que rien n’oblige les industriels à en faire mention.

Au délà des réels mauvaises intentions de certains fabriquants de produits vite faits et mal faits, on peut supposer qu’il est assez difficile de maitriser l’ensemble de la chaine alimentaire qui est parfois bien complexe. Dommage quand même que des marques réputées comme Fauchon, Delpierre, Lindt, ou Riche Monts ne fassent pas l’effort de répondre et de se poser les bonnes questions.

Maintenant, nous savons !





Faut-il avoir peur du raisin ?

4 12 2008

grappe-raisinD’aprés une étude menée par MDRGF(*), ces grappes juteuses et croquantes normalement riches en vitamines, contiennent des résidus de pesticides, dont certains sont interdits dans l’Union européenne. Conjointement menée par cinq associations écologiques, cette enquête révêle que la quasi-totalité des raisins de table prélevés dans cinq pays européens seraient contaminés.

En France, sur les 25 échantillons testés, tous se sont révélés positifs à la présence de pesticides. Quatre d’entre eux dépassaient le taux maximal autorisé par la nouvelle législation européenne et deux autres échantillons contenaient des pesticides interdits : de l’endosulfan et du bromopropylate. Parmis les pesticides relevés, certains seraient préjudiciables pour le système hormonal et pour le système reproductif.

Le raisin en mauvaise posture !

Début 2008, cette même association et PAN-Europe avaient mené une autre étude sur les résidus de pesticide dans le vin. 40 bouteilles de vin rouge avaient été analysées, en provenance de France, d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie, du Portugal, d’Afrique du sud, d’Australie et du Chili. 34 étaient issues de l’agriculture intensive et 6 de l’Agriculture Biologique .

100% des vins conventionnels testés étaient contaminés par un taux 5800 fois plus élevée que celui de l’eau potable !. En effet chaque échantillon testé contient en moyenne plus de 4 résidus de pesticides différents : les plus contaminés d’entre eux contenant jusque 10 pesticides !

Les vins biologiques analysés quant à eux ne renfermaient pas de résidus de pesticides à l’exception d’un échantillon de Bourgogne dans lequel a été trouvé des quantités faibles d’un produit. Cette présence est expliquée par les dérives des pulvérisations en provenance des parcelles voisines.

S’Il est possible de nettoyer les fruits et légumes des résidus en les lavant et en les essuyant, nous ne pourra rien contre les substances qui s’y introduisent. Même si les quantités sont infimes, à force d’ingurgiter en permanence des résidus nocifs, cela ne peut qu’avoir une incidence néfaste à plus ou moins long terme sur la santé. Le BIO prend alors toute sa valeur au regards des résultats de ce genre d’études.

* Mouvement pour le droit et le respect des générations futures. (www.mdrgf.org/)

Télécharger l’étude complète : http://www.mdrgf.org/news/news241108_raisin_supermarche_pesticides.html

Photo : Flickr.com




Nos enfants nous accuserons

8 09 2008

“J’affirme haut et fort qu’on peut produire autrement, durablement, des denrées alimentaires de haute qualité sanitaire en quantité suffisantes, avec des performances économiques bien supérieures aux méthodes industrielles, pour peu qu’on cesse de remplacer les paysans sur la Terre par des molécules chimiques.” (extrait de la bande annonce)

Ce documentaire, dont la sortie est prévue en salle le 5 novembre, dénonce les ravages de l’industrie agrochimique. Le réalisateur, Jean-Paul Jaud, spécialiste du foot sur Canal +, est aussi l’auteur de différents documentaires sur la nature et l’environnement intitulés « Quatre saisons en France ».

Sa sensibilisation environnementale ne date pas d’aujourd’hui. En 1985, Jean-Paul Jaud réalisait un documentaire sur les poules pondeuses élevées en plein air. Suite à un cancer du colon, Jean-Paul effectue des recherches sur le rôle de l’alimentation sur notre santé. Il est terrifié par ses découvertes et l’impact des pesticides sur l’agriculture conventionnelle .

70% des cancers sont liés à l’environnement dont 30% à la pollution et 40% à l’alimentation.

Ne manquez de regarder la bande annonce du film, et surtout d’aller le voir.





Les huitres vont elles devenir un produit de luxe ?

25 08 2008

Depuis quelques mois les huitres creuses de moins d’un an meurent en très grande quantité (30 % à 100 % de perte). Différentes crises de genre ont eu lieu depuis une quarantaine d’années, ce qui affaiblit grandement les exploitants qui doivent alors faire face à de grosses pertes d’exploitations et financières.

L’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) cherche à comprendre l’origine de cette hécatombe : est-ce du à une pollution, à la température de l’eau, à un virus ? Presque toutes les régions sont touchées sauf le bassin d’Arcachon.

Les études menées à ce jour conduisent à conclure que l’origine de cette hécatombe ne peut être unique et est probablement due une combinaison de plusieurs facteurs comme l’environnement (température de l’eau, salinité, pollution), l’affaiblissement des espèces et des maladies virales.

L’IFREMER a mis en place un programme d’étude appelé MOREST et travaille conjointement avec différents laboratoires et centres d’expérimentation.

La pénurie commencerait à se faire ressentir dans deux/trois ans qui est la durée d’élevage des huitres. Il faut savoir que la France est le premier producteur mondial et quatrième européen avec une production annuelle de 130 000 tonnes, et 11 000 employés à temps plein. Les conséquences financières de telles pertes seraient donc très importantes pour la profession.

Sources : Ifremer.fr et Agriculture.gouv.fr