Les huitres vont elles devenir un produit de luxe ?

25 08 2008

Depuis quelques mois les huitres creuses de moins d’un an meurent en très grande quantité (30 % à 100 % de perte). Différentes crises de genre ont eu lieu depuis une quarantaine d’années, ce qui affaiblit grandement les exploitants qui doivent alors faire face à de grosses pertes d’exploitations et financières.

L’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) cherche à comprendre l’origine de cette hécatombe : est-ce du à une pollution, à la température de l’eau, à un virus ? Presque toutes les régions sont touchées sauf le bassin d’Arcachon.

Les études menées à ce jour conduisent à conclure que l’origine de cette hécatombe ne peut être unique et est probablement due une combinaison de plusieurs facteurs comme l’environnement (température de l’eau, salinité, pollution), l’affaiblissement des espèces et des maladies virales.

L’IFREMER a mis en place un programme d’étude appelé MOREST et travaille conjointement avec différents laboratoires et centres d’expérimentation.

La pénurie commencerait à se faire ressentir dans deux/trois ans qui est la durée d’élevage des huitres. Il faut savoir que la France est le premier producteur mondial et quatrième européen avec une production annuelle de 130 000 tonnes, et 11 000 employés à temps plein. Les conséquences financières de telles pertes seraient donc très importantes pour la profession.

Sources : Ifremer.fr et Agriculture.gouv.fr

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La surmortalité des abeilles

20 08 2008

C’est un fait de la nature, quand les abeilles butineuses reviennent à la ruche aprés avoir trouvé une source de nectar, elles « expliquent » le chemin de la source à leurs congénères en exécutant une dance. Malheureusement, les abeilles disparaissent mystérieusement en grand nombre, ce qui est alarmant étant donné que les abeilles sont responsables de la polénisation d’un tiers des ressources alimentaires.

Voici une vidéo des « abeilles boys » dançant jusqu’à tomber mortes. Une campagne menée par Häagen-Dazs sur le sur-mortalité des abeilles.


Voici un site en anglais : http://www.helpthehoneybees.com

A lire aussi : Si l’abeille disparait, l’humanité en a pour 4 ans (Albert Einstein)





Contre l’élevage intensif des lapins

18 08 2008

Ce reportage de TV Tour explique la campagne de sensibilisation menée par l’association L214 contre l’élevage des lapins en batterie.

Sans jamais attaquer, l’association L214 s’attache à informer et sensibiliser le grand public et les grands enseignes des conditions d’élevage des animaux et à les inciter à utiliser des filières alternatives voire à retirer la viande de lapins de leurs rayons.

Signez la pétition contre l’élevage des lapins en batteries.

Si vous êtes soucieux du bien-être des animaux il existe des filières alternatives où cet aspect est pris en compte : le Label Rouge et l’Agriculture Biologique (AB).

Le Label Rouge a été créé par la loi d’orientation agricole de 1960. Un produit Label Rouge doit se distinguer des produits de l’espèce habituellement commercialisés, notamment par ses conditions de production ou de fabrication. Le respect des cahiers des charges par les opérateurs est contrôlé par des organismes certificateurs accrédités.

L’Agriculture Biologique est un mode de production ayant recours à des pratiques culturales et d’élevages soucieux du respect des équilibres naturels et notamment du bien-être des animaux. Ainsi, elle exclut l’usage de pesticides, d’engrais chimiques ou solubles, des OGM et limite l’emploi d’intrants. Le contrôle des condit ions de production, de transformation et d’importation est réalisé par des organismes certificateurs.

A quel label se fier lorsqu’on refuse de consommer de la viande provenant d’élevages intensifs ou produite selon des méthodes d’élevage qui font souffrir les animaux ?

L’association de Protection Mondiale des Animaux de Ferme (PMAF) a analysé les normes techniques minimales auxquelles doivent répondre les produits Label Rouge et ceux issus de l’Agriculture Biologique en France.

Ces labels garantissent l’utilisation de normes d’élevage prenant en compte le bien-être animal, avec des exigences supérieures à ce que la réglementation générale impose. La PMAF présente sur son site un dossier complet composé de fiche expliquant clairement le mode d’élevage, de transport et d’abattage des animaux de ferme.

Toutefois, le Label Rouge et l’Agriculture Biologique (AB) présentent également des lacunes pour le bien-être des animaux ; elles sont précisées en dernière page de chaque fiche dans le paragraphe « Points à améliorer ».

Cette étude nous permet de mettre la préparation de nos repas en adéquation avec nos convictions.

Pour en savoir plus :

Le blog de l’association L214

Le site de l’association L214

Le site de L’association de Protection Mondiale des Animaux de Ferme





Mon panier bio

16 08 2008

Mon panier bio est un annuaire proposant de mettre en relation les distributeurs de fruits et légumes bio en France. Avec mon-panier-bio.com vous découvrirez un moyen très simple de vous procurer un panier bio de fruits et légumes frais, de saisons, cultivés par des producteurs de proximité et sans OGM !

Les distributeurs possédant un site internet sont classés par régions et départements. Vous choisissez le plus proche de chez vous et vous êtes livré d’un panier de fruits et légumes biologique chaque semaine sur un point relais, sur votre lieu de travail ou dans certains cas à domicile.

Le panier bio garanti également une consommation de produits locaux et de saison, évitant d’acheter des fruits et légumes qui auraient fait des milliers de kilomètres avant d’atterrir dans votre assiette…

Vous aurez le plaisir de redécouvrir des fruits et légumes que vous n’aviez plus l’habitude d’acheter… Pour vous aider, Mon panier bio propose une rubrique : les recettes de mon panier bio où l’on peut y découvrir par exemple la recette de Croquettes de Blettes ou du Velouté glacé de courgettes au curry.

Pour en savoir plus : le blog du panier bio

Panier bio sur Facebook

A lire aussi : 5 fruits et légumes par jour, mais à quel prix ?

Les champs libre-service





Le Comté fête ses 50 ans !

14 08 2008

Principalement produit en Franche-Comté, le Comté s’étend sur Jura, le Doubs (deux départements de la région Franche-Comté) et l’Ain (département de la région Rhône-Alpes).

Au Moyen-âge, les montagnards du Jura ont cherché à produire un fromage permettant de se conserver tout l’hiver. Seuls des fromages de grande taille et à pâte pressée cuite permettent une longue conservation. De plus, le fromage se bonifiant avec le temps, il permettait d’être vendu hors de la région et de devenir une monaie d’échange.

Le pays des fruitières.

Il faut beaucoup de lait pour fabriquer ces grande meules de fromage (500 litres en moyenne), c’est pourquoi les fermiers s’unissaient en coopérative et apportaient leur production à la «fructerie», appelée aujourd’hui fruitière (ils faisaient fructifier leur apport individuel). Ce terme est toujours utilisé aujourd’hui pour définir le lieu de transformation du lait en fromage dans les régions comme le Jura, la Savoie, ou les Alpes suisses.

Appellation d’Origine Contrôlée

Le Comté fut l’un des premiers fromages à se voir attribuer une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC), le 17 juillet 1958. Il fabriqué avec du lait cru de vaches de race Montbéliarde ou Simmental provenant de plusieurs fermes : le comté fermier (lait d’un seul troupeau) est interdit. La nourriture doit être basée sur du fourrage local (pâture ou foin). L’affinage se fait sur des planches d’épicéa pendant 120 jours au minimum, avec une température comprise entre 10 et 15°C en préaffinage puis inférieure à 19°C en affinage.

Le comté fête ses 50 ans.

50 ans plus tard, les Hommes du Comté ont su prendre le meilleur de la modernité et la tradition artisanale reste un patrimoine bien vivant et bien défendu.

Dans le cadre du cinquantième anniversaire, les fruitières sont invitées à ouvrir leurs portes afin de montrer le travail quotidien nécessaire à la fabrication du Comté. Les journées sont annoncées au fur et à mesure sur le site du Comité Interprofessionnel du Gruyère de Comté.





Maitriser les graisses alimentaires

12 08 2008

Les graisses sont des éléments indispensables de notre alimentation. Nous en avons besoin pour le bon fonctionnement de notre organisme et comme source d’énergie. S’il ne faut pas en abuser, il est tout aussi nécessaire de bien les connaître pour les consommer judicieusement.

Je vous invite à faire ce petit quizz en moins de 2 minutes (j’ai obtenu le résultat 6/8…pas mal) pour tester vos connaissances au sujet des graisses alimentaires.

Le test de e-sante.fr sur les graisses alimentaires

Pour tout savoir sur les graisses, le site Doctissimo





Qu’est-ce qu’une AMAP ?

10 08 2008

Une AMAP est une association qui lie un groupe de consommateurs et un producteur local qui livre des légumes en vrac produits par ses soins en respectant, la plupart du temps, les pratiques de l’agriculture biologique. Les consommateurs s’abonnent sur 6 mois ou un an et viennent toutes les semaines ou 15 jours récupérer leur panier de légumes et fruits de saison.

Ces modes de vente répondent à une demande de plus en plus forte des consommateurs soucieux de savoir d’où vient et de quelle façon est produit ce qui se trouve dans leur assiette. Le producteur est présent, c’est l’occasion de discuter avec lui et de mieux connaitre les produits.

Ce système a vu le jour dans les années 60, presque simultanément au Japon, en Suisse, en Allemagne et en Autriche. En 1990, il était décliné au Canada et en Angleterre et en France en 2001.

Il existe aujourd’hui 750 AMAP en France.

Pour en savoir plus et trouver une AMAP près de chez vous.