France : 1 / Angleterre : 0

22 04 2009

Mon dernier (et premier) voyage à Londres datait de mes 13 ans. Un voyage organisé au collège, dans une famille d’accueil ; immersion totale dans la British life, avec un english breakfast (et sa confiture en gelatine !) le matin, un sandwich le midi et une petite soupe le soir…à 18h00!

Je dois dire que cela m’a marqué (à vie !) et jusqu’à aujourd’hui je me suis demandé si la cuisine anglaise avait changée en 25 ans.

La réponse serait YES…and NO !

La semaine dernière, nous sommes allés 4 jours à Londres. Mon chéri n’y était jamais allé, et j’avais très envie d’y retourner.

Du changement, il y en a : plus de fastfoods, plus de fritures, moins de légumes. C’est ce que l’on peut constater en déjeunant à l’extérieur. Les enseignes de cuisine rapide foisonnent et même lorsqu’elles prennent un frenchy name comme « prêt à manger » dont le slogan est de préparer sur place, à la main de la nourriture naturelle sans produits chimiques et sans additifs ; il se s’agit en fait que de sandwichs et quelques « petites » salades comme les autres.

Notre premier diner a eu lieu dans l’un des plus vieux pubs de Londres The Anchor, reconstruit en 1676 après le terrible incendie de Londres. Le décor est très typique et les serveuses très souriantes. Nous avons testé un pudding de rognons (ça on est sur que c’est typique !), pommes de terre et légumes et un gratin d’épinards au fromage de chèvre. Rien de transcendant. En dessert nous voulions tester un pudding au chocolat et un cheesecake et malheureusement il n’y en avait plus ! Nous nous sommes rabattus sur du fromage et des profiteroles … pas très british tout ça !
Note : 2.5 / 5

Notre deuxième repas c’est déroulé dans un autre pub, le Wellington, dans lequel nous avons testé les renommés fish and chips ! Un grand tableau liste 7 ou 8 plats de fish and chips aux noms différents mais nous avons eu du mal à saisir les différences entre chaque plat !
Je dois dire que je m’attendais à quelque chose de plus original. Il ne s’agit finalement que de poisson frit assez fade accompagné de frites.
Note : 2.5 / 5

Nous avons également testé un Steak House, très courant là bas. La carte des viandes étaient bien entendues très fournies mais la diversité des accompagnements étaient quant à elle bien tristounette : frites, pommes de terre, champignons.
Note : 2.0 / 5

N’ayant pas réussi à gouter des desserts typiquement anglais (tels que raffles ou pudding), nous nous sommes rabattus sur les donuts américains ! Après les avoir découverts aux Etats-Unis, je trouve ces petits beignets tout ronds bons et rigolos avec leurs glaçages en couleur.

Bonne surprise, qui nous a prouvé que les Londoniens s’intéressent quand même à la bonne bouffe, a été te découvrir par hasard un marché « Slow Food ». En opposition au Fast Food, Slow Food prône une alimentation locale, respectant le terroir et la diversité du goût et travaille sur la conservation de la diversité des produits. Dans ce petit marché, sur les bords rives de la Tamise, composé d’une vingtaine de stands, on pouvait déguster des fromages, des fruits et légumes, des desserts orientaux, des bières….

Finalement la seule fois où nous avons été contents de notre repas, a été celui pris dans un restaurant aux inspirations asiatiques et indiennes ! En plein cœur de Camden, un quartier populaire où l’on peut trouver les plus délirants marchés aux puces du monde entier.

Ce restaurant/lounge, The Gilgamesh, décoré de murs en bois sculpté est magnifique. L’ambiance y est cosi, une partie bar sert des Mocktails (cocktails sans alcool) dépaysants comme l’Aruka (jus de pomme, sureau et vanille) ou l’Euphrasis (lychee, canneberge, pétales de roses, limonade).
Le soir nous y avons mangé un boeuf peanang, une salade miso-avocat-homard-et racines de lotus grillées, un fondant au chocolat (classique mais probablement le meilleur jamais gouté !) et un cake banane thé vert.
Note : 4.0 / 5

Bien entendu la cuisine anglaise ne se limite pas à celle des pubs et autres restaurants rapides. Si l’on s’intéresse un peu à cette cuisine on découvre des cuisiniers novateurs tels que Trish Deseine (une irlandaise installée en France depuis 20 ans), Jamie Olivier (un anglais typiquement déjanté !), Nigella Lawson (fille de l’ancien chancelier de l’échiquier Nigel Lawson), et Ainsley Harriott. Ceux qui ont la chance d’avoir Cuisine TV connaitront.

Allez, le match n’est pas fini et je ne resterais pas sur une mauvaise impression ! Je me promets de retourner en Angleterre en tâchant cette fois de rencontrer des habitants et de tester leur cuisine du quotidien. Nul doute alors que l’Angleterre reprendra la main !





Des coquelicots et des orties dans vos assiettes !

22 03 2009

Après avoir animé une chronique/jardin sur FR3 Limousin, Floradiane alias Pierrette Nardodonne donne des conférences, anime des démonstrations et ateliers sur les thèmes de la gastronomie du jardin, cuisine avec les fleurs, usages insolites de plantes cultivées ou sauvages,  jardin au naturel…

Sur son blog elle nous fait découvrir l’entretien de son jardin, une mine d’or dans lequel elle cultive des fleurs dont la plupart sont comestibles, des aromates, des arbustes fruitiers, et même des légumes oubliés comme la surprenante capucine tubéreuse.

Nous découvrons aussi des recettes toutes plus étonnantes les unes que les autres : melon aux capucines, céréales aux fleurs d’été, le vin au pissenlit, gâteau à la rose…

Bref, si vous avez envie d’une bouffée de fraicheur, allez vite visiter le blog Floradiane.

Vidéo de Floradiane dans 100% Mag de M6.
 

mes-bonnes-plantes-et-bonnes-herbes

Pierrette nous livre quelques uns de ses secrets sur la culture bio dans son livre « Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes ». Une centaine de plantes sont expliquées avec des recettes de cuisine, des idées pour composer ses propres cosmétiques et les utiliser pour les bobos du quotidien.  Facile à lire, il fourmille d’idées et d’astuces.

 





Complètement siphoné !

4 10 2008

J’ai découvert il a quelques temps l’atelier des sens, une école conviviale de cuisine à Paris.
Les ateliers sont trés diversifiés et les prix sont bien plus abordables que dans bien d’autres écoles à Paris. Pour ne rien gâcher l’ambiance est trés conviale.

Aprés avoir testé une initiation à l’oenologie en découvrant les différents cépages, je me suis laissée tenté par l’atelier spéciale ustensile : LE SIPHON ! Cet ustensile au nom barbare pour le commun des mortels que nous sommes est bien connu des grands chefs depuis trés longtemps. Il devient à la toute dernière mode dans nos cuisines. Je m’en étais fait offrir un à noel dernier, mais mes 2 essais avaient été désastreux pour le 1e et peu concluant pour le 2e ! Il n’était pas indiqué dans le mode d’emploi que le siphon permettait de repeindre sa cuisine ?! Pour sur, il y avait quelque chose que je faisais mal…mais quoi ?

J’ai eu beau regarder quelques émissions de cuisine à la télé, je n’avais pas trouvé ma réponse. En voyant l’intitulé de cet atelier, je me suis dit que c’était l’occasion de résoudre cette énigme existentielle !

Nous avons concocté puis dégusté un joli velouté de potimarron façon capuccino aux noisettes, une alléchante mouillette géante à la chantilly de foie gras et copeaux de cèpe crue et pour finir un léger vacherin de figues, crème légère à la noisette.

Il n’est pas nécessaire de laisser la préparation dans le siphon au frais avant de l’utiliser du moment que l’on met deux cartouches de gaz dans le siphon. La buse du siphon est tellement fine qu’il est impératif que TOUS les ingrédients soient parfaitement mixés et passés au chinois. Même du sel ou du sucre peuvent boucher la buse, il faut donc les incorporer dés le début de la recette pour qu’ils soient bien dissous. Les cartouches de gaz doivent être insérées dans le siphon tête en bas (pour que le gaz remonte bien dans tout le siphon). Ensuite le siphon doit être secoué éngergiquement là aussi tête en bas afin de la préparation retombe. Pour presser la gachette du siphon, il faut s’assurer que le siphon est bien droit (toujours tête en bas).

Lors de cet atelier, j’ai trouvé que c’était on ne peut plus simple d’utilisation…alors il n’y a pas de raison que ça ne marche pas chez moi ! Je n’ai pas eu l’occasion de tester à la maison, mon siphon étant soigneusement rangé dans un carton de déménagement, mais je pense avec enfin THE astuce qui fait mouche ! YaPuKa !





Fourchette & Sac à dos

19 09 2008

Fourchette & Sac à Dos est une série documentaire présentée par Julie Andrieu. Cette dernière partage avec les téléspectateurs un voyage au coeur des cultures culinaires de sept pays : Cameroun, Ecosse, Brésil, Italie, Japon, Québec, Turquie.

Depuis cet été, France 5 rediffuse cette série de reportages.

Tel un langage universel, la cuisine rapproche les gens et devient prétexte à partager et à mieux se connaitre. Chaque émission raconte l’histoire, la géographie et la culture populaire du pays visité en rebondissant sur la cuisine au quotidien. En s’invitant chez l’habitant, Julie Andrieu évite la cuisine des restaurants et nous fait découvrir la cuisine populaire de tous les jours et goûte à tout ! Au Maroc, les nomades lui ont proposé un testicule de bouc ! A l’en croire, d’un point de vue gustatif ce n’est pas transcendant !   Ne manquez pas les prochaines diffusions !

Fourchette & Sac à dos au Japon

Voir des extraits des autres émissions





A la cueillette des fruits perdus !

26 07 2008

A l’annonce des framboises prêtes à cueillir à la Ferme de Gally, nous nous sommes précipité, dimanche dernier, pour profiter du soleil promis par Météo France. Le soleil était bien présent mais accompagné de nuages et de vent et les framboises….totalement absentes !

A en juger par les rameaux vides nous soupçonnons qu’une nuée de citadiens affamés se soient abattue sur cet or rouge !   Les tomates n’étaient pas mures, les roses étaient déjà cueillies et les fraises tout juste plantées attendaient la fin du mois pour rougir du plaisir d’être croquées. Quelle déception pour cette première tentative de cueillette! Moi qui me voyait déembuler dans les champs avec mon petit panier rempli de victuailles !

Nous nous sommes contenté d’une brouette remplie de pommes de terre et de fleurs de courgettes….oui nous étions optimiste en arrivant !   Le soir venu j’ai suivi cette recette trouvée sur l’internaute pour faire mes premiers beignets de fleurs de courgette et j’ai suivi le conseil d’y ajouter un peu de mozzarella (au lait de bufflonne, voir un prochain billet) à l’intérieur des fleurs. Cela ajoute un peu de moelleux et de fondant. Servi avec une petite salade verte…simple et trés bon.





La cueillette des fruits rouges

18 07 2008

La cueillette de Gally a réintroduit des variétés anciennes de cassis et groseilles dont la Versaillaise blanche et rouge. Et jusqu’à la fin du mois de juillet, c’est la période idéale pour aller les ramasser. Plus d’une quizaine de variétés sont proposées. Et de la mi-juillet aux premières gelées, on peut également cueillir des fraises suspendues. Les jardiniers de Gally ont en effet planté en avril 70 000 pieds de fraises.

En ce qui concerne les légumes, on peut récolter des tomates, des pommes de terre, des salades, des haricots verts, des courgettes, des choux, des choux-fleurs, des brocolis, des oignons rouges, des radis, des bettes… et, pour les bouquets des roses et des fleurs champêtres…

La cueillette se situe sur la route de Bailly (78870) et est ouverte sans interruption toute la semaine, de 9h à 19h.
En savoir plus :
www.gally.com





Le potager du roi

15 07 2008

J’habite dans les Yvelines, au coeur de la Boucle de Seine et j’affectionne particulièrement ce coin de verdure. Je suis donc tout prêt de Versailles et son chateau, de ses 700 pièces, ses 800 hectares de parc et ses 3 millions de visiteurs par an.

Dans le parc du Chateau se trouve LE POTAGER DU ROI, créé en 1683 à la demande de Louis XIV. Son jardinier Jean-Baptiste de La Quintinie a la rude tache de transformer le marécage existant l’« étang puant » en un somptueux potager de 9 hectares. Au centre ce trouve la culture des légumes avec le « grand carré » d’une surface de trois hectares, divisé en seize carrés (carrés des oignons, des fraisiers, des asperges, des potirons…). Tout autour sont répartis 5000 arbres fruitiers. Chaque promotion de l’école nationale supérieure du paysage prend en charge une parcelle du potager et sont guidés par un « jardinier pilote » expérimenté. Les jardiniers se relaient pour planter, entretenir et récolter des légumes d’exeption et tentent de conserver ce qu’il y a de mieux du passé et de prendre le meilleur d’aujourd’hui. Parmis les 16 carrés de légumes, celui qui est réservé aux pommes de terre compte des variétés comme les Charlottes, Amandines et Pompadour.

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